Le coaching

Le besoin de faire appel à une aide extérieure devant des interrogations sur la conduite de sa vie apparait comme une pratique ancestrale.

Au quotidien cette aide est apportée par des figures différentes, qui peuvent être selon les cas, l’ami, le compagnon de vie, le médecin de famille, le conseiller financier, le thérapeute, le professeur… avec plus ou moins de bonheur et d’efficacité.

Le terme de coaching est issu de l’anglais « to coach » qui signifie accompagner, motiver, entrainer (essentiellement dans un contexte sportif), il vient du français « coche » qui au XVIème siècle, est une grande voiture tirée par des chevaux pour le transport des voyageurs et conduite par un postillon ou un « cocher ».

Le coach est de fait, une personne qui accompagne des voyageurs d’un point à un autre ce qui évoque bien l’aspect de guide ou de compagnon que revêt parfois la fonction de coach.

A un niveau sociétal (faire un lien vers article sur la société hypermoderne), le coaching répond à un environnement économique de plus en plus compétitif et complexe qui demande une plus grande flexibilité dans les compétences et les comportements : réorganisation, internationalisation, délocalisation, évolutions de méthodes de management et d’évaluation, émergence de nouvelles technologies qui quelques-unes des phénomènes qui appellent des changements plus fréquents et une capacité d’adaptation plus grande.

A la logique mécaniste, hiérarchique de l’organisation, viennent se superposer des modèles informels, souvent plus mobilisateurs mais aussi nécessairement plus complexes pour l’individu.

Par ailleurs, la tertiarisation continue de l’économie et la nécessité de se déplacer vers des activités à plus forte valeur ajoutée ont pour conséquences qu’il faut penser plus et moins simplement obéir, d’où l’importance qu’il y a à développer et entretenir des comportements d’autonomisation dans l’interdépendance.

Ces tendances économiques ont des conséquences et font écho à des besoins de l’individu.

De plus avec l’affaiblissement des repères confessionnels, familiaux et politiques, la personne attribue souvent une place centrale au travail dans sa quête identitaire (faire un lien vers article sur l’identité professionnelle).

La carrière apparait comme un élément structurant de la vie et participe de sa finalité à travers une recherche de la performance qu’il faut cultiver dans un environnement économique exigeant.

La demande de coaching vient de la rencontre avec un problème d’ordre technique, personnel, relationnel qui bénéficierait de l’éclairage de la relation à deux.

L’espace en miroir offert par le coaching permet une observation et une réflexion, organisées par un tiers, de ses pratiques.

En allant plus loin, la demande de coaching est fondamentalement une recherche d’une plus grande cohérence et de sens dans son action.

Cette cohérence permet d’aligner valeurs professionnelles et personnelles, de maintenir un équilibre entre être et faire, d’affirmer son individualité tout en étant performant et en partageant la vision stratégique de l’organisation.

Cette recherche de sens doit, par ailleurs, éclairer la finalité de l’action et la recadrer dans une perspective existentiellement plus porteuse pour l’individu.

La présence d’un intervenant externe au système offre cet espace en miroir, ce terrain d’expérimentation où il peut s’exprimer et agir.

Les trois principaux apports du coaching :

  1. Un dispositif et des outils qui créent un climat d’alliance pour favoriser une co-construction entre coach et coaché ;
  2. Une capacité de compréhension et de restitution des enjeux et des besoins auxquels fait face le coaché
  3. Une force de stimulation et de proposition pour le coaché.

L’intervention du coach a pour vocation première de créer un espace de confiance et de partenariat où le coaché peut exprimer librement sa parole à une personne, le plus souvent extérieure à son système d’appartenance et qui a l’objectivité, la bienveillance et la compétence nécessaire pour recevoir cette parole.

Le fait d’être écouté avec bienveillance et sans arrière-pensée ou projet constitue finalement pour beaucoup de personne une situation inédite qui autorise une verbalisation et un travail féconds.

Le feedback que va apporter le coach peut-être aussi inhabituel pour le coaché et entrainer une réflexion chez le coaché, porteuse de progrès.

La solidité de l’alliance est indispensable pour traverser avec la sérénité des situations de frustration importantes.

Le coaching est un espace privilégié et unique pour qui souhaite s’interroger sur son désir de travail et au-delà sur ses motivations existentielles profondes. Le coach fait transiter le coaché du pourquoi ? vers le pour quoi ?

Le troisième élément est représenté par le coach comme une force de stimulation et de proposition et comme pourvoyeur de nouvelles façons de percevoir une réalité plus mobilisatrice.

L’enjeu du coaching est souvent de dépasser, de s’écarter de la zone de confort du coaché afin de tester de nouveaux comportements, savoirs, attitudes, créateurs de progrès.

Le coaching est différent d’une psychothérapie. Le coaching s’ancre dans l’univers professionnel du coaché.

La thérapie tend à être un exercice touchant la structure psychique plus profonde de la personne alors que le coaching a un impact plus ponctuel et surtout plus comportemental.

 

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